Île de Nami
남이섬22 juillet
Une petite île sur la rivière Bukhan transformée en univers à part, entre forêts de metasequoias, sculptures en plein air et hommages à Winter Sonata.
L'histoire de Nami
L'île tient son nom du Général Nami (남이, 1441-1468), brillant chef militaire de la dynastie Joseon. Accusé à tort de trahison sous le règne du roi Yejong, il est exécuté à seulement 28 ans. Sa tombe supposée se trouve sur l'île, signalée par un amas de pierres que les locaux préfèrent ne pas toucher, de peur d'attirer le malheur.
L'île elle-même est née en 1944, quand la construction du barrage de Cheongpyeong a fait monter les eaux de la rivière Bukhan (북한강, le bras nord de la célèbre rivière Han qui traverse Séoul), isolant cette bande de terre en forme de demi-lune.
En 1965, l'éditeur de livres pour enfants Min Byeong-do rachète l'île et entreprend un vaste reboisement. Des milliers d'arbres sont plantés, notamment les metasequoias qui forment aujourd'hui les allées emblématiques. Il poursuit ce travail jusqu'à sa mort en 2006.
C'est le tournage du drama Winter Sonata (겨울연가, 2002) qui propulse Nami sur la scène internationale. La série, phénomène de la vague coréenne (Hallyu), attire une déferlante de touristes japonais puis asiatiques. L'île embrasse pleinement cet héritage : statues des personnages, banc du premier baiser, bonhommes de neige en permanence...
En 2006, Nami pousse le concept encore plus loin en déclarant son « indépendance culturelle » sous le nom de République de Naminara (나미나라 공화국), une micro-nation autoproclamée avec son propre passeport, ses timbres et sa monnaie.
22 juillet, matin
22 juillet, matin
22 juillet, matin
La faune locale ?
Depuis Winter Sonata, les bonhommes de neige sont devenus le symbole officieux de l'île. On les retrouve partout : en statue, en figurine, habillés de costumes du monde entier. Mais ils ne sont pas seuls dans les sous-bois. Jangseung (totems gardiens coréens), esprits de la forêt et autres créatures peuplent les sentiers de Nami.
7 photos
22 juillet, après-midi